Comment (bien) choisir son kiseru

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A chacun son kiseru !


Il existe des kiseru de toutes sortes. Chacun peut donc trouver un kiseru qui correspond à ses goûts et à sa personnalité. Des kiseru les plus fins avec des motifs de fleurs très élégants et très féminins dits « me-mochi » (« pour femmes ») jusqu’aux impressionnants gros kenka-kiseru « de combat » aux motifs virils de samouraïs ou de dragons, il y en a vraiment pour tous les goûts ! Mais justement, il peut être difficile de faire un choix devant une telle variété, mais aussi savoir s’il vaut mieux opter pour un kiseru ancien ou neuf, bon marché ou plus onéreux...

Voici quelques conseils qui peuvent vous aider à bien choisir.

 

Kiseru neuf vs kiseru ancien

Si vous choisissez un kiseru neuf, par définition, il n’y a normalement pas de doute avoir sur l’état général de l’objet, cependant sachez qu’on voit de plus en plus de « kiseru » plus ou moins bien imités fabriqués en Chine ou en Inde par exemple. Certes, le prix est souvent attractif, mais la fabrication japonaise reste pour nous un gage de qualité et d’authenticité, et c’est aussi un moyen d’encourager les artisans japonais à poursuivre cette tradition et ce savoir-faire déjà très menacés.

Acheter un kiseru neuf permet d’avoir un kiseru pour un prix raisonnable sans risquer d’avoir une grosse déception à la livraison. En effet, soyez prudents, certains vendeurs sur internet proposent des kiseru anciens pour des sommes modiques (parfois même chers) mais inutilisables. Par exemple, le bambou peut être fendu ce qui est généralement visible mais parfois aussi les embouts sont complètement désolidarisés du bambou et cela ne se voit pas. Dans ces deux cas, le kiseru ne sera pas utilisable et il est extrêmement difficile de trouver un tube de bambou parfaitement adapté pour le remplacement (au Japon, c’était le travail du « rau-ya », un métier qui a quasiment disparu... il en reste, mais ils ne sont pas nombreux !...) Avant d’acheter un kiseru ancien, assurez-vous donc que le vendeur est fiable et que le kiseru est effectivement utilisable.

 

Le principal avantage des kiseru anciens, en dehors évidemment du charme de l’ancien, est de pouvoir trouver des modèles véritablement uniques et souvent de qualité supérieure. En dehors du fait que les artisans capables de faire des kiseru très travaillés sont désormais extrêmement rares, le temps de travail et le savoir-faire que requière la réalisation de tels kiseru rend de nos jours leur coût de fabrication assez prohibitifs. Les prix des kiseru anciens vont de quelques euros à plusieurs milliers d’euros mais on peut encore trouver de beaux modèles uniques en argent massif pour cent à deux cents euros. Naturellement, les kiseru anciens n’ont généralement pas l’aspect du neuf mais cela fait partie de leur charme. Si vous vous inquiétez de la propreté d'un tel kiseru qui a souvent déjà été utilisé, vous pouvez très bien le nettoyer et le désinfecter avec une chenillette et de l’alcool (les chenillettes pour pipes ordinaires font généralement très bien l’affaire).

A propos de l’ancienneté des kiseru, il faut se méfier des datations fantaisistes que l’on voit souvent. La grande époque des kiseru est l’époque d’Edo qui a pris fin en 1868. Les kiseru les plus anciens peuvent valoir très cher et les vendeurs sont donc souvent tentés d’exagérer plus ou moins consciemment l’ancienneté des kiseru. Globalement, seuls peuvent être datés de l’époque d’Edo les kiseru signés (donc de qualité exceptionnelle et donc tellement cher qu’on les trouve plus souvent dans les musées que dans les boutiques...). Dans les faits, la plupart des kiseru anciens datent généralement des ères Meiji (1868-1912) ou Taishô (1912-1926) mais sont assez rarement précisément datables.

 

Entre neufs et anciens, il existe une option intermédiaire : les kiseru anciens non utilisés. Il s’agit souvent de stocks d’invendus d’anciennes boutiques ou d’anciennes manufactures qui ont fermé. Ces kiseru, qui ont donc souvent environ une cinquantaine d’années ou un peu plus, peuvent constituer un bon compromis : le prix est souvent assez raisonnable et la qualité bonne (cela reste cependant souvent des kiseru relativement « ordinaires » dont la qualité n’atteint évidemment pas celle des kiseru en argent plus anciens). Comme ils n’ont jamais été utilisés cela permet de combiner en quelque sorte les avantages du neuf et de l’ancien.

 

Le choix du genre de kiseru

« Rau » vs « nobe »

Les deux principales sortes de kiseru sont les « rau-kiseru » et les « nobe-kiseru » qui sont généralement faits d’un tube en bambou avec embouts en métal pour les premiers et tout en métal pour les seconds.

Au moment de faire votre choix, pensez que les nobe-kiseru, tout en métal, sont légèrement plus faciles d’entretien mais surtout pour ainsi dire inusables. Le bambou des rau-kiseru apporte quant à lui un charme indéniable et une chaleur que n’a pas le métal des nobe-kiseru...


La longueur

Le choix de la longueur du kiseru n’est pas uniquement esthétique. Plus le kiseru est long plus le goût du tabac est adouci. Le bambou des rau-kiseru joue aussi un peu le rôle de filtre et, là aussi, c’est proportionnel à la longueur. D'un autre côté, comme il est expliqué ci-après, on préférera un kiseru court si on veut pouvoir l’emporter facilement au bureau !...

 

Les matériaux

Une bonne partie du prix du kiseru est directement liée au métal utilisé.

A part quelques cas exceptionnels (notamment les rares kiseru en verre ou en céramique), la très grande majorité des kiseru comportent des parties en métal. L’or et l’inox mis à part, les métaux ont naturellement tendance à s’oxyder. Ce n’est pas un gros problème, il suffit de les frotter un peu avec un chiffon doux et un peu de produit adapté de temps en temps...

On trouve parfois des kiseru anciens dont le bec est en or massif (ces derniers sont d’ailleurs souvent un peu mordillés du fait de la souplesse de l’or). L’argent massif a été beaucoup utilisé et l’est encore parfois (c’est la spécialité de monsieur Ishida !... voir dans notre catalogue). L’argent est évidemment un gage de qualité car on ne fait pas de mauvais kiseru en argent massif... Mais le métal qui a été -et reste probablement- le plus utilisé est le laiton. Le poids du kiseru peut d’ailleurs être un indice (pas une preuve...) de qualité : les rau-kiseru d’une vingtaine de centimètres qui pèsent moins de vingt grammes utilisent peu de métal et sont donc a priori d’une fabrication plutôt bon marché (cela revient moins cher à produire mais on en a naturellement pour son argent...). A l’inverse, pour ce genre de kiseru, une trentaine de grammes ou plus sont généralement signe de qualité supérieure. La prise en main d’un kiseru relativement lourd est aussi plus agréable. Ces remarques ne concernent pas les "memochi kiseru" (kiseru pour femmes) qui sont très fins -donc plus légers- et dont on trouve des modèles de moins de 20 grammes d'excellente qualité.

Certains kiseru neufs ou assez récents sont plaqués or ou plaqués argent. Comme tout objet plaqué, ils demandent d'être manipulés avec délicatesse pour éviter l’altération du plaquage (lors de l’utilisation et de l’entretien).

Les kiseru anciens dont les embouts sont en argent massif sont souvent joliment travaillés (gravés, incrustation dautres métaux, etc). Naturellement, le prix est beaucoup fonction de ces finitions.

A savoir : beaucoup de kiseru en argent massif ont un sceau (純銀 ou simplement ) mais tous les kiseru en argent massif ne portent pas nécessairement ce sceau....

Les kiseru anciens de qualité exceptionnelle sont souvent signés par lartisan mais généralement, ces kiseru qui sont de véritables oeuvres dorfèvrerie atteignent, lorsqu’ils sont bien conservés, des prix très élevés, de plusieurs centaines voire plusieurs milliers d’euros.

 

L’usage

Les collectionneurs choisissent souvent des kiseru anciens, des modèles rares et joliment travaillés ; petit trésor personnel qu’ils conservent précieusement caché au fond d’un tiroir ou joliment mis en valeur dans une vitrine. Pour ce genre d’usage, la variété infinie et la richesse des modèles anciens deviennent vite addictives et l’on peut faire de superbes collections très intéressantes et variées qui -au minimum- conserveront leur valeur...

Lorsqu’il ne s’agit pas d’une collection mais d’un usage ordinaire l’éventail de choix est encore plus large. Si certains n’hésitent pas à investir dans un joli modèle ancien ou neuf pour le plaisir de fumer avec un bel objet, d’autres souhaitent juste avoir un petit modèle ordinaire qu’ils pourront utiliser en toute simplicité. Comme il a été fait remarquer ci-dessus pour un usage quotidien vraiment "intensif", il vaut peut-être mieux éviter les modèles plaqués qui s’abîmeront plus rapidement.

Pour un usage ponctuel, nous aurions tendance à conseiller un beau modèle ancien que vous pourrez aussi exposer sur une étagère lorsque vous ne l’utiliserez pas.

Par ailleurs, on distingue généralement les kiseru « d’intérieur », à utiliser tranquillement chez soi, et les kiseru que l’on emporte à l’extérieur. Les longs kiseru  d'une trentaine de centimètres ou plus (de type « oïran » par exemple) sont clairement faits pour être utilisés tranquillement chez soi. Les kiseru d’une vingtaine de centimètres sont eux, en quelque sorte, « polyvalents » et peuvent très bien être utilisés chez soi et emportés à l’extérieur. Enfin, les « mame-kiseru » ou les « natamame-kiseru » mesurant une petite quinzaine de centimètres sont très faciles à transporter mais offrent moins de confort et sont donc à priori essentiellement faits pour être emportés à l’extérieur.

 

Nous espérons que ces quelques lignes vous aideront à faire le meilleur choix mais, dans tous les cas, l’important est de vous faire plaisir, de choisir un kiseru qui vous plaise, celui qui sera votre kiseru !


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