Utilisation et entretien des kiseru

 

Comment utiliser un kiseru

On prend une pincée de tabac que l’on roule en une petite boule de la taille du bol « hizara » du kiseru. Traditionnellement, on l’allume avec des braises situées dans le foyer « hi-ire » du tabako-bon. Bien entendu, on peut l’allumer des allumettes ou éventuellement, même si c'est moinsAllumettes spéciales kiseru pratique, avec un briquet. Il existe d'ailleurs -pour les plus passionnés- une marque japonaise d'allumettes spécialement destinées aux kiseru. En dehors du côté très chic (...), elles sont relativement longues ce qui est pratique pour les kiseru, le reste de l'allumette non calciné étant ensuite utilisé pour curer le bol après avoir fumé.

Après avoir allumé le kiseru, on prend deux trois bouffées, puis, pour faire tomber le résidu, traditionnellement on tapote le « gankubi » contre le bord du cendrier « hai-otoshi » du tabako-bon. On peut le faire contre un cendrier ordinaire mais il faut prendre garde à ne pas trop abîmer le gankubi en tapant. Au Japon, les « hai-otoshi » sont souvent en bois, faits d’un simple morceau de bambou coupé. Le contact avec le bois étant plus doux qu’avec un cendrier en métal ou en verre, on abîme moins le gankubi. Certains tapent aussi directement le gankubi contre le creux de leur main.

Certains craignent que la petite taille du foyer ne soit pas bien pratique à utiliser mais si en quelques siècles d'utilisation les Japonais n'ont pas senti le besoin d'agrandir le foyer des kiseru, on peut imaginer que cela ne leur a pas posé véritablement de problème. En ce qui concerne le tabac utilisé, certes il y a le tabac kizami particulièrement adapté, mais des tabacs occidentaux peuvent aussi bien convenir. Ci-dessous, une vidéo d'un client, fumeur de pipes, qui démontre que le kiseru peut durer près d'un quart d'heure et qu'il peut être fumé avec des tabacs occidentaux. Dans cette démonstration, c'est du tabac Peterson Sherlock Holmes qui est utilisé mais d'autres tabacs peuvent être utilisés, il faut juste privilégier des tabacs coupés fininement. (cliquer sur l'image pour visionner la vidéo sur Youtube)

 

 

 

Prise en main du kiseru

 

Prise en main du kiseru

Il n’y a naturellement pas de règles... quoi que... L’image ci-dessus montre quatre prises en main traditionnelles du kiseru qui sont attribuées à différentes catégories d’individus, respectivement : (1) 町人 chōnin « citadins » ; (2) 博徒 bakuto « tenanciers de tripots » (pas bien différent des citadins !... en fait, le kiseru est tenu au niveau du bec « suikuchi » tandis que pour les citadins, il est tenu au niveau du tuyau « rau » ; (3) 武士 bushi « samouraïs » ; (4) 農民 nōmin « paysans ».

En réalité, il s’agit de la façon dont les acteurs de kabuki (forme de théâtre traditionnel) tiennent le kiseru selon qu’ils jouent tel ou tel de ces rôles. Donc, rien de bien formel...

 

Récemment les jeunes Japonais utilisent également les kiseru de façons bien différentes :

Si le kiseru connaît un renouveau au Japon autant chez les jeunes que chez les moins jeunes, certains parmi ces derniers ont trouvé des façons originales d’utiliser les kiseru :

- enfoncer un bout de cigarette coupée (env. 2 cm) directement dans le bol « hi-zara ». 

- n’utiliser que le bec du kiseru « suikuchi » comme un fume-cigarettes en y enfonçant directement une cigarette.

 

Entretien du kiseru

 

Naturellement, il est plus agréable de fumer avec un kiseru bien propre. Comme pour toutes les autres pipes, il est donc recommandé de bien nettoyer le kiseru après chaque usage.

A savoir que dans la plupart des cas, le tuyau en bambou des "Rau-kiseru" peut être remplacé si nécessaire : les embouts métalliques sont généralement simplement emboîtés (sans colle ou autre) ce qui permet de 'démonter' le kiseru et de changer le bambou s'il est détérioré suite à un manque d'entretien. Les kiseru étant généralement démontables, les embouts ne sont pas définitivement fixés au bambou (par contre, pour les kiseru entièrement en métal, les différentes parties sont généralement soudées entre elles).

Dans le passé, comme le montre l’estampe ci-dessous, on utilisait au Japon du washi (papier traditionnel japonais) pour nettoyer le kiseru. Le washi produit à l’époque était très résistant mais désormais il l’est beaucoup moins et s’effiloche dans le kiseru, laissant des petits morceaux qui, à terme, bouchent le kiseru.

 

Nettoyage "traditionnel" des kiseru

 

Désormais, il est donc recommandé d’utiliser des « chenillettes ». Elles ne s’effilochent pas et permettent d’absorber l’humidité et de retirer saletés et goudron. Vous pourrez trouver des chenillettes spéciales kiseru ici.

 

Parties métalliques

 

Certains métaux dont sont constituées les parties métalliques des kiseru ont tendance à s'oxyder avec le temps. C'est à la fois inévitable et sans gravité. Il suffit d'utiliser un produit spécial pour nettoyer les métaux que l'on trouve aisément dans le commerce. Il vaut mieux le faire de temps en temps régulièrement que d'attendre trop longtemps... plus on attend longtemps et plus il faut frotter fort pour redonner son éclat au métal. Naturellement pour les kiseru anciens, certains préfèreront laisser la "patine" (notamment pour les cuivres et le laiton) que d'avoir un kiseru ancien bien brillant, "flambant neuf"...

 

 


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